Citéphilo- Entretien avec Jean-Louis Comolli.

Jean-Louis Comolli a publié un ouvrage intitulé “Une certaine tendance du cinéma documentaire” dans l’été qui a suivi le premier confinement de la pandémie, dont il nous dira aussi comment elle a mis le cinéma à l’arrêt. Il y fait le point sur l’état actuel du cinéma documentaire, qui « se voulait le fruit d’un artisanat furieux, à l’écart du marché ». « De cette liberté des formes, les télévisions, principaux financeurs, ne veulent plus. (…) Une certaine tendance au conformisme s’impose. Il faudrait à la fois se conformer et donner le change en passant pour « neuf ». Dans les années ‘80, j’ai renoncé au cinéma « de fiction » et lui ai préféré le documentaire pour sa liberté. C’est en documentaire que la parole filmée prend force et beauté, que les corps filmés, quels qu’ils soient, acquièrent une dignité – celle dont les serviteurs du marché se moquent ». Avec Jean-Louis Comolli, présenté par Jacques Lemière

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Jean-Louis Comolli découvre le cinéma à Alger, avec son ami Jean Narboni, dans un ciné-club animé par Barthélemy Amengual1.

En 1961 à la Cinémathèque à Paris, il rencontre Jean-André FieschiJean Douchet et Jean Eustache1.

Après avoir travaillé pour Les Cahiers du cinéma de 1962 à 1978, dont il est rédacteur en chef de 1966 à 1971, il devient réalisateur de fictions et de documentaires. Il signe un premier film documentaire en juin 1968, avec André S. Labarthe, intitulé Les Deux Marseillaises. Huit ans plus tard, il tourne La Cecilia, l’histoire d’une utopie sociale qui tourne à la catastrophe1.

Également journaliste à Jazz Magazine, il a coécrit ou dirigé des ouvrages sur le jazz.